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Asmita chevalier d'or de la Vierge( sa ne vient pas de wiki )

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MessageSujet: Asmita chevalier d'or de la Vierge( sa ne vient pas de wiki ) Sam 13 Oct - 23:13

Description physique :

Depuis la nuit des temps, les habitants de l'Inde ont toujours arborés une peau basanée aux magnifiques reflets cuivrés comme la marque d'un héritage ancestral.
Bien que d'origine népalaise, Asmita ne ressemble en aucun cas à ses compatriotes avec sa peau semblable aux neiges des hauts monts de l'Himalaya qui l'ont vu grandir, ainsi que ses longs cheveux d'or soyeux. Svelte et élancé, son maintien aérien et son visage séraphique lui ont valu le surnom de «Fils d'Avalokiteshvara (ou de Kan'non selon les régions)» en hommage au bodhisattva du même nom. Mais cette pureté n'est pourtant pas l'élément le plus frappant chez cet homme. La plupart des gens regardent en premier chez autrui le regard, véritable « miroir de l'âme » coloré et brillant comme un joyaux. Asmita ne fait pas exception à cette règle mais peu sont ceux qui peuvent se vanter d'avoir pu contempler ses yeux d'un turquoise profond. En effet, à sa naissance son regard resta irrémédiablement clos aux beautés du monde.
Malgré cet handicap apparent, Asmita n'est pas un aveugle infirme et faible et possède une perception sensorielle hors du commun, exacerbée par ses « yeux du coeur » symbolisés par le troisième œil de Shiva ceignant son front.
De nature calme, il affiche en toute circonstance un visage serein et sage que les années de méditation ont forgées. Seul un doux sourire ou parfois une expression d'intense concentration peuvent venir troubler ce masque de sérénité, même en pleine bataille.

Asmita ne doit pas son qualificatif qu'à son apparence mais aussi et surtout à sa nature profonde. Calme et serein en toute circonstance, son éducation a su transformer son cœur en une véritable forteresse inviolable à toute souillure corruptrice. Il est ce que l'on pourrait appeler un sage malgré son jeune age. Érudit, d'une vive intelligence et droit, le Fils de Kan'non peut cependant sembler distant à la plupart des gens. En effet, si sa pureté et sa noblesse en font quelqu'un en apparence gentil et incapable de tuer une mouche, le chevalier est en réalité prêt à sacrifier des milliers de personnes pour préserver l'équilibre universel. Toujours à la recherche de la Vérité, il peut tout aussi bien considérer une vie comme plus importante que le reste et faire fi des ordres pour la préserver.


Histoire:

« Alors vous êtes..... »

[color=red]]« J'ai bien des noms jeune Asakibala...on me nomme Avalokiteśvara, Chenrezig, Kan'non...mais le nom importe peu...Écoutes moi bien : tu possèdes un don très précieux ainsi qu'un immense pouvoir en toi.... mais garde toi de la vanité qui accompagne ceux qui détiennent un grand pouvoir...elle pourrait t'égarer sur le chemin de l'illumination...N'oublies pas, le bien et le mal ne sont pas une fin en soi, aucun des deux ne doit jamais perdurer, l'équilibre de l'univers en dépend.....ne sois pas l'instrument des ces forces.... »r=indigo]« Attendez ! Seigneur Avalokiteshvara.... ! »

***


Les vents glacés hurlaient entre les vallées de l'Himalaya, entrainant avec eux dans un ballet incessant des milliers d'étoiles cristallines dont les corps épuisés viendraient se briser sur cet immense charnier blanchâtre. Cimetière à découvert où les milliards de cadavres qui jadis flottaient dans les airs venaient former le blanc manteau de la mort, la montagne avait cette beauté sordide qui vous glaçait jusqu'aux os, vous fascinait par cette stérile pureté avant d'aspirer la faible étincelle de chaleur de vie qui vous habitait. Pourtant, de ce champs de mort et de désolation vient la vie qui s'écoule dans les terres baignées de lumières, nourrissant la terre des corps étoilés décomposés.
De ces hauteurs inhospitalières proches de l'immensité céleste inaccessible aux mortels, règne cette sérénité si particulière recherchée les hommes en quête de réponses,
Au plus profond de la vallée de Spiti les premiers rayons de soleil viennent percer la masse nivéenne informe qui cachait jusqu'alors les terres sacrées de l'Himalaya. Les premières prières résonnent contre les parois enneigées de la montagne dans un bourdonnement grave et spirituel. Ce levé de soleil brumeux reflétant sa pâle lumière sur les neiges éternelles conférait au décor un aspect mystique, presque sibyllin. C'est au cœur de cette nature hostile que se dresse le monastère de Key, bastion de sagesse et de lumière dans un monde tourmenté de doutes et de souffrances. C'est ici que résident depuis des siècles les êtres en quête de l'illumination, pratiquant chaque jour avec assiduité la voie du Bouddha. C'est au travers des enseignements du Dalai Lama, réincarnation sur terre de Avalokiteshvara, que ces moines tentent d'accéder à l'éveil afin d'aider les peuples tourmentés. Mais alors que la vie du septième Dalai Lama déclinait peu à peu, un signe leur fût envoyé en ce matin d'hiver. En nourrisson à la peau d'ivoire et aux cheveux d'or dormait paisiblement dans un landau en roseau déposé devant les lourdes portes du monastère. Il fût accueillit en miracle au sein de la petite communauté. Cet enfant aveugle aux traits purs apparaissait aux yeux de tous comme étant un fils de Kan'non, « le seigneur compatissant qui observe ». Privé de sa vue, l'enfant démontrait au fil des ans une capacité à lire dans le cœur des hommes ainsi qu'à apaiser les souffrances psychiques. Il fût élevé comme un moine, dans l'austérité, la sagesse et la connaissance sous le nom de Asakibala, enfant de l'espoir. Aux yeux des moines il était le successeur du Dalai Lama, enveloppe charnelle envoyée par Avalokiteshvara pour sa prochaine réincarnation. Celui qui atteindrait l'illumination pour les guider tous vers la vérité.


« Asakibala ? Que fais tu debout à cette heure ci? Murmura une voix grave et apaisante dans la lueur des bougies, il reste encore quelques heures avant les premières lueurs de l'aube. »

L'homme qui venait de s'exprimer était le grand érudit du temple, celui qui l'avait trouvé devant les grandes portes alors qu'il n'était encore qu'un nourrisson. Bien que n'ayant jamais vu son visage, Asakibala pouvait deviner un petit vieillard aux traits doux marqués de multiples rides creusées par le temps dans sa peau de bronze. Certaines venaient trahir ses multiples inquiétudes tandis que d'autres laissaient deviner ses sourires bienveillants dont il avait le secret. Il le sentait, il voyait l'âme de cet être si bon et si sage. Une âme aussi flamboyante et chaude que les rayons du disque solaire qui venait réchauffer sa peau en été. Pourtant aujourd'hui lui aussi semblait troublé. Il pouvait le sentir.
Le jeune garçon aux cheveux blond avait toujours été traité un peu différemment des autres. Non pas par discrimination non, mais par révérence. Il était considéré ici comme le fils d'un bodhisattva, remarquable entre mille pour son don et son aspect si différent. Cependant Naropa le Sage comme on l’appelait céans, l'avait toujours considéré comme un enfant comme les autres. Ou du moins presque comme les autres. C'était lui qui le guidait, lui apprenait les enseignement de Bouddha.
Ne pépiant mot, le jeune garçon entra dans la petite pièce d'où s'élevait une odeur d'encens mêlée à la poussière de vieux parchemins que l'on aurait extirpés d'un autre temps, avant de s'installer sur un coussin de méditation près du moine.

[color=red]]« Que t’arrive t il mon garçon ? Encore ce rêve ? »bala opina du chef en crispant ses petits poings sur ses cuisses rabattues en position seiza. Cela faisait maintenant quelques mois qu'il faisait ce rêve étrange dans lequel Avalokiteshvara venait le mettre en garde. Cela commençait toujours de la même manière : son esprit endormi vagabondait dans la forêt des songes jusqu'à ce que celle ci disparaisse peu à peu au profit d'une grande étendue immaculée, presque aveuglante. Dans tous ses rêves le petit garçon voyait, et même si il ne savait pas si les images qui lui provenaient en tête n'étaient que le fruit de son imagination tout cela ressemblait à ce qu'on lui avait décrit. Mais ce blanc infini l'aveuglait, le forçant à fermer les yeux, à se condamner lui même à la nuit. Lorsqu'il les rouvrait se tenait devant lui un être au visage imberbe et aux traits fins possédant un chignon bouclé et un embryon de poitrine. Silhouette gracieuse, elle s'exprimait à lui d'une voix profonde en le mettant en garde. L'apparition lui expliquait alors que l'équilibre universel était sans cesse mis à mal, perturbé par des puissances supérieures belliqueuses qu'il nommait « dieux ». Certaines était « bonnes » d'autres « mauvaises » et dans leur lutte de pouvoir la balance avait toujours été rééquilibrée jusqu'à ce que l'espèce humaine apparaisse. Depuis des temps anciens ces forces se livraient batailles et avaient prit les humains pour pions dans leur soif de pouvoir. Cependant l'équilibre menaçait à chaque conflit d'être rompu au profit d'une force. Et puis Kan'non lui dévoilait qu'il possédait une puissance cachée au fond de lui, indépendante de son don. Une puissance issue des étoiles, très dangereuse, susceptible de créer ce déséquilibre si elle s'associait à d'autres forces de même nature. Enfin elle lui parlait de vanité, d'égo et de méfiance. La fin de son rêve était toujours confus, comme si les dernières paroles lui échappaient. Avalokiteshvara le mettait en garde contre quelque chose...mais quoi ?

[color=indigo]« Oui......il m'est encore apparu....mais dès que mon corps s'éveille, ses paroles semblent s'évaporer de mon esprit...Je ne comprends pas, quel est ce pouvoir des étoiles qui réside en moi ? Et que sont ces « dieux » ? Je sais qu'il en existe des mauvais et des bons....peut être me demandait il de combattre les mauvais avec les étoiles ? »


Comme à son habitude Naropa laissa le silence s'installer quelques instant qui semblaient durer des heures pour l'enfant tourmenté. Cependant aujourd'hui le silence semblait plus long que d'habitude et Asakibala ressentit le trouble grandir chez son maître spirituel.

« Ce n'est pas un hasard si nous t'avons trouvés à nos portes quand tu étais encore un bébé, soupira le vieil homme, tu as été envoyé ici d'une manière où d'une autre et le seigneur qui observe tente de te guider dans tes choix afin que tu serves un dessein plus grand. Ton destin est peut être de mener l'humanité sur la voie de l'illumination grâce à ce pouvoir spécial. Peut être que le message en entier t’apparaîtra lorsque tu seras prêt à l'entendre. Le chemin vers la vérité est long et fastidieux et tes facultés latentes doivent être contrôlées pour ne pas obscurcir ton jugement.... »

Le malaise s’intensifiait encore comme un insidieux poison étouffant sa victime lentement, si bien que l'atmosphère de la pièce en était devenue oppressante. L'encens ne l’apaisait plus et venait lui piquer la gorge . La poussière s'insinuait dans ses narines et le vent qui soufflait au dehors bourdonnait dans ses oreilles. Peu à peu il se sentait partir au loin, aspiré dans un tunnel noir de panique et de perte de contrôle jusqu'à ce que la voix du vieux sage ne le ramène sur terre.

« En vérité ce pouvoir que tu as en toi existe bel et bien Asakibala....lorsque nous t'avons trouvés tu étais seul sur le pas de la porte en proie aux vents glacials de l'hiver et pourtant ton corps était chaud comme un feu ardent. Quand je t'ai prit dans mes bras j'ai ressenti cette force, ces étoiles qui virevoltaient en toi et qui t'avaient protégés d'une mort certaine.....ce que je pris au début pour l'essence d'un bodhisattva n'était en faite de la manifestation de cette puissance.... »

Le jeune garçon se sentait de plus en plus mal à l'aise. Il avait bien évidemment conscience de cette chose. Il la ressentait chaque jour en lui comme un espace infini tourbillonnant et cette sensation grandissait dès qu'il levait la tête vers le ciel. Bien qu'il ne puisse pas voir les étoiles, il les sentait dans la voute céleste. Elles lui répondaient, faisaient écho à ses étoiles intérieurs dans un concert de vibrations d'une intensité variable selon son humeur. Quant il doutait, la symbiose ne s'effectuait que très faiblement mais lorsqu'il était en harmonie avec lui même et avec le monde il sentait qu'il aurait pu vaincre toutes les plaies terrassant l'espèce humaine.

« Ces étoiles je les sens tous les jours dans ma poitrine mais elles ne m'ont jamais empêcher de penser....quand je suis en paix elles chantent plus fort en moi mais quand je doute elles disparaissent presque. C’est pour cela que je ne comprends pas....si je dois me méfier de cette force alors cela veut il dire que tout nos enseignements sont dangereux ? Si ce pouvoir est censé me mener vers l'erreur alors pourquoi se manifeste t il quand je suis serein ? »

Plus le garçon y réfléchissait plus cela lui semblait absurde. Les enseignements de Bouddha ne pouvaient être reniés par Bouddha lui même. Le danger était il ailleurs ? Était ce réellement les étoiles le danger ? Ou les mauvais « dieux » qui pouvaient l'utiliser ? Si seulement il pouvait se souvenir de son rêve.

« La réponse te sera donnée en temps voulu j'en suis sûr, conclu Naropa d'un ton chaleureux accompagné sans nul doute d'un sourire apaisant, ne te tourmente pas pour cela. Va te préparer pour la première prière, ensuite tu iras méditer sur la nature de ce pouvoir. Essaies de le comprendre par toi même. »

Le garçon approuva d'un signe de tête avant de se retirer calmement de la pièce. Quelque chose perturbait encore le vieux sage. Comme si il savait quelque chose de plus que lui ignorait.


***


Les premiers rescapés commençaient à s'extirper péniblement de leur sarcophage, goutant pour la première fois à la liberté. Les rayons matinaux venaient caresser leurs membres encore engourdis avant de savourer la fraicheur des brises de l'Himalaya. Depuis des mois ils avaient lutté pour vivre, emprisonnés, enterrés vivant dans cet endroit qui les avait mit au monde. Puis vint le jour où ils reçurent la force de briser leur prison, perçant la couche immaculée et glacée qui les séparait de la lumière du soleil. Gaia, la Terre Mère, leur avait accordé sa protection afin qu'ils puissent s'épanouir au grand jour, célébrant par leurs naissances l'arrivée de l'été.
L'éclosion de ses fleurs était un véritable miracle là où le froid mordant ne relâchait que partiellement son étreinte mortelle deux mois dans l'année. Pour les moines, ces Meconopsis betonicifolia étaient la preuve que du néant pouvait surgir la vie. De-ci delà surgissait du lourd manteau blanc quelques têtes d'un bleu pur et profond très convoité par de nombreux artisans.
Au milieu de cette couronne d'argent sertie de saphirs, une perle d'or venait de s'incruster élégamment , laissant derrière elle un fin sillon curviligne. Cette petite perle avait grandie depuis cet hiver où elle avait eut conscience de son pouvoir. Un pouvoir qui sommeillait au plus profond de son être mais qui se libérait parfois, envahissant son corps, parcourant ses veines et éclaircissant son esprit.
Asakibala se sentait plus fort, plus sensible et surtout plus en phase avec lui même quand ce pouvoir lui faisait écho. Le chemin de l'Illumination était devenu tout à coup plus clair au contact de ces étranges étoiles qui le guidaient sur la voie obscure de la Vérité. Avalokiteshvara ne s'était plus manifesté dans les rêves du garçon qui était désormais sûr du message que le bodhisattva avait voulu lui adresser. Ces mauvais dieux étaient ceux qui voulaient détruire l'équilibre en éliminant les forces positives de l'univers. C'est pour cela que ce pouvoir lui avait été confié. Il devait atteindre l'Illumination afin de servir à protéger l'équilibre à l'aide des étoiles. Cependant si le jeune garçon était sûr de son devoir, le malaise était encore présent en lui. Il sentait au fond de sa poitrine une étrange sensation. Un poids lourd ainsi qu'une étrange mélancolie. Les étoiles semblaient souffrir, répondant à une plainte triste et lancinante qui les appelait sans relâche. Cette plainte, Asakibaka la ressentait chaque jour sans pouvoir la panser. Il voulait de tout son cœur répondre à cet appel mais dès qu'il tendait la main pour saisir l'âme meurtrie qui hurlait, celle ci ne se refermait que sur du vide. Malgré sa perception accrue il était encore incapable de focaliser son pouvoir suffisamment longtemps pour ressentir les autres.
Assis en tailleur dans la neige fraiche comme chaque matin depuis des semaines, le garçon venait ici faire le vide après les prières du matin, profitant du vent froid et revigorant. Aujourd'hui à la place des températures glaciales habituelles il pouvait sentir la tiédeur des rayons du soleil sur son visage. Malgré sa cécité il lui semblait presque percevoir la lumière qui devait irradier la vallée, la neige reflétant l'éclat de l'astre solaire avec une puissance aveuglante.
La température ne dépassait pas les zéros degrés pourtant Asakibala sentait les doigts d'Hélios effleurer directement son âme afin de faire exploser cet univers qui gravitait paisiblement au fond de lui. Sa conscience flottait désormais dans un autre pan dimensionnel à mi-chemin entre le monde terrestre et le monde céleste. Chaque animal, chaque rocher, chaque brin d'herbe résonnaient ensemble dans un concerto harmonieux et éthéré, célébrant tous la vie avec l'énergie dont ils disposaient. Hélios nourrissait et amplifiait son pouvoir de ses rayons dorés tant et si bien que le jeune garçon avait l'impression de baigner dans une lumière pure et douce. Soudain il sentit avec précision la plainte triste au milieu de ses harmoniques parfaites. Une puissance immense gémissait, appelant à l'aide. Il la voyait littéralement : une vive lumière dorée aussi chaude que le Soleil et aussi apaisante que les paroles de Bouddha. Elle brillait d'un éclat flavescent captivant mais pourtant le garçon à la peau d'ivoire sentait sa blessure. Elle lui demandait de l'aide pour rejoindre ses consœurs afin de les aider. Elle ne pleurait pas pour elle mais pour les autres. Le garçon fût frappé par tant de dévouement. D'une certainement manière cette lumière d'or ressemblait à l'essence même des bodhisattva, peut être même en était elle une manifestation.
Puis l'univers se rétracta brusquement, laissant place au froid et à une impression de surdité soudaine. L'enfant haletait en tremblotant sur le sol froid et dur. Il était allongé sur l'herbe, désorienté, privé de sa perception. Il se sentait comme si on lui avait arraché tout à coup chacun de ses sens. Le monde était redevenu froid et hostile et Hélios s'était caché derrière un nuage, amenant avec lui la chaleur qui avait fait exploser l'univers de Asakibala. Le garçon n'en avait pas réellement conscience en ce moment mais la neige avait fondue autour de lui, formant un cercle parfait de deux mètres de diamètres. La concentration du petit Indien avait été telle, accrue par l'énergie du soleil, que les étoiles s'étaient étendue en dehors de son corps dans une lumière blanchâtre aux reflets dorés.
Hébété, il se releva péniblement avant de diriger ses pas maladroits en direction de la plainte qu'il avait ressentie. Elle était très proche, il l'avait presque vue, au sein même du monastère. Revenant peu à peu à la réalité, ses sens reprirent le dessus mais encore une fois il fût confronté au silence. Cette fois ci il n'était pas sonné, un silence de mort régnait dans la vallée. Même le vent semblait s'être tu. Les chants graves et le tintement des cloches rituelles ne se faisaient plus entendre. Alors qu'il pénétrait dans le monastère, la vie reprit doucement son cours. Des murmures s'élevaient de part et d'autre autours de lui. Certains parlaient d'un signe de Bouddha, d'autre de mauvaise augure. Quelque chose avait émit une lumière aveuglante qui avait irradié l'ensemble du monastère avant de disparaître brusquement.

« Asakibala, appela un voix ferme et impérieuse, viens là immédiatement. »

Surprit et quelque peu hagard, l'enfant n'avait pas reconnu Naropa qui avait surgit des profondeurs du temple pour le chercher et qui l'entrainait à présent vers le source de cette lumière et vers l'endroit d'où s'était élevé la plainte. À mesure que ses pas le rapprochaient il sentait son cœur battre de plus en plus fort jusqu'à ce que l'homme devant lui ne s'arrête. Ils étaient tout deux montés dans ce lieu que le petit garçon connaissait bien. Il aurait pu reconnaître entre mille ce lieu. Cette atmosphère sereine, ces senteurs boisées et le bruit du feu qui crépitait dans un petit âtre. Les quartiers du grand érudit étaient toutefois aujourd'hui emplit d'une aura bien différente qu'il avait ressentie quelques minutes auparavant.

« Naropa ? C'est....je sens quelque chose de chaud et d'étrange, murmura t il avant de s’exclamer, c'est elle ! C'est la plainte que je ressentais ! »

« Assieds toi mon enfant. Je crois qu'il est temps. »

D'ordinaire Naropa n'était pas si laconique et mystérieux. Le ton de sa voix en disait long sur son trouble.

« Il y a bien longtemps j'ai trouvé plus haut dans les montagnes une étrange boite en or lors d'un pèlerinage. Cette boite devait être là depuis de longues années car à ses pieds gisait le corps préservé par la glace. Je m'étais mit à l'abri dans une petite grotte sur le chemin du temple Rongbuk et c'est là que je les ai trouvés. Le corps était celui d'une jeune malheureuse qui avait périe à la suite de blessures très grave. Malgré la mort qui avait frappé prématurément cette jeune femme, une énergie mystique semblait se dégager de son corps inerte. J'ai cru durant des années qu'il s'agissait d'un bodhisattva ayant périt bravement en voulant rapporter une relique à son temple. Cependant je crois aujourd'hui m'être trompé. »

Asakibala restait sans voix. La plainte venait de cette boite en or et elle était au monastère depuis des décennies, pourtant elle avait choisit ce moment précis pour se manifester. N'était ce pas là la preuve qu'il s'agissait un signe de Avalokiteshvara. Quelque mois auparavant celui ci lui transmettait un message et aujourd'hui il lui révélait cette relique. La boite était chaude au touché et s'était apaisée à son contact.

« Pourquoi dis tu t'être trompé ? Tu ne pense pas qu'il puisse s'agir d'un autre signe d' Avalokiteshvara ? »


« Non mon garçon, le seigneur qui observe n'a fait que te mettre sur la voie qui te permettra d'atteindre l'Illumination, cependant il semble que ce ne soit pas par la même voie que le commun des mortels. Une légende se transmet dans ses montagnes depuis des millénaires. Au sommet de l'Himalaya se trouverait les vestiges d'une ancienne civilisation aujourd'hui disparue qui habitait sur un continent des temps anciens*. En ce lieu sacré résiderait les derniers descendants de ses êtres supérieurs. On dit que leur savoir reçu en héritage leur permettrait d'accomplir des miracles et de redonner vie aux instruments divins. Certaines rumeurs prétendent que ces hommes seraient eux même détenteur d'un pouvoir capable de détruire les étoiles mais qu'ils ne l'utiliseraient qu'au service de divinités protectrices . Je crois que cette boite est l'un de ses instruments et qu'il t'a choisit pour l'amener à Jamir. »

« Jamir ? Un pouvoir capable d'écraser les étoiles ? Répéta Asakibala incrédule, mais comment m'y rendre ? Un lieu mythique au sommet des montagnes n'est pas accessibles aux mortels tels que nous....en plus on ne sait même où aller ! »

« La boite nous guidera mon enfant, aies confiance, le rassura Naropa avec son habituelle chaleur dans la voix. »

« Nous ? »

« Nous, affirma le vieil homme, mon devoir est de te guider. Et malgré la présence de cette relique je ne peux laisser un enfant partir seul à l'assaut de la montagne. Je les connais mieux que personne, crois moi, je saurai nous trouver de quoi nous abriter. »

«Naropa je....»

«Ne dis rien....tu as trois semaines pour te préparer, trancha t il, d'ici là familiarise toi avec la relique et entraine ton corps du mieux que tu pourras. L'altitude est très dangereuse sur le corps. Accéder au plus près des cieux n'est pas chose aisée Asakibala »

***


Il faisait encore nuit à l'heure où deux silhouettes à l'allure de spectres se glissaient silencieusement sur le chemin du lieu sacré. Les moines dormaient encore, facilitant la tâche aux deux ombres qui pouvaient se faufiler entre les murs de l'imposante citadelle. Bien que l'été persistait toujours, l'altitude faisait de cette région un lieu froid et hostile en toute saison. Aucun homme normal n'aurait pu survivre seul au milieu de ces montagnes abruptes. Pourtant les deux formes semblaient progresser avec aisance sur le sol neigeux, ne laissant derrières elles que des empreintes légères. Quiconque aurait observé ce spectacle aurait vu là deux émissaires de la mort qui s'enfuyaient du lieu saint après avoir accomplis leur ignoble forfait. Cependant à y voir de plus près on aurait pu remarquer sous les capuchons un vieillard au teint bronzé et un enfant à la peau d'ivoire progressant vers des hauteurs jamais atteintes par de simples mortels. Les deux êtres transportaient à tour de rôle sur leur dos une gigantesque boite en osier tandis que l'autre prenait un sac aussi grand de vivres. La boite d'or semblait peser des tonnes sur les épaules du petit garçon pourtant il la sentait qui essayer de le guider et de le réconforter. La maîtrise de son pouvoir avait augmentée de manière spectaculaire ces trois dernières semaines si bien qu'il pouvait désormais invoquer à volonté cette puissance pour l'aider. Certes elle lui répondait de manière très faible comparé à l'expérience précédente, cependant il sentait que ses limites étaient encore bien loin. Le garçon était cependant contrarié que Naropa ait décidé de l'accompagner. Il était touché par tant d’attention de la part de celui qui était devenu comme un père pour lui mais la dangerosité de l'aventure pour un homme de son âge était davantage préoccupante. Bien sûr lui même n'était encore qu'un enfant cependant il avait avec lui la puissance des étoiles et le soutient de la boite d'or dont ne bénéficiait pas le vieux sage. Pour lui chaque minute devait être un supplice. Le froid, l'altitude et le poids de la boite lui déchirait certainement les membres mais les deux savaient que tout retour en arrière était à bannir.
Les jours passèrent. Tout deux progressaient tant bien que mal grâce à l'expérience du vieil homme mais les quelques forces et vivres restant diminuaient à vue d’œil à mesure que leur but se rapprochait.
La montagne était impartiale, impitoyable envers le hommes. Quiconque voulait prétendre à atteindre le domaine des dieux devait être capable d'affronter son premier gardien. Le froid, la neige, la fatigue provoquée par le manque d'oxygène et la hauteur titanesque constituaient des remparts plus que suffisants contre la vanité des hommes. Nombreux furent ceux qui périrent en voulant affronter ses pics mortels. À près de huit mille mètres d'altitude l'air était très rare, la neige épaisse, le vent glacial, la végétation inexistante et le champs de vision réduit par un épais brouillard nivéen. Naropa et Asakibala ne marchaient plus que par simple réflexe, leurs esprits engourdis par la fatigue, progressant à l'aveuglette. Ils n'avaient plus de provisions et n'avaient pas prit de repos depuis près d'une journée afin de ne pas céder à l'emprise du froid. Leur dernière halte avait d'ailleurs faillit leur couter la vie. À cette hauteur le froid était tel que le corps ne le sentait même plus. La sensation de fatigue exacerbée par le manque d'oxygène dominait tout le reste et pouvait transformer une minute de repos en un sommeil éternel. Asakibala était à bout de force et ne pouvait même plus faire appel aux étoiles pour l'aider.
Le vieil homme devant lui avançait pourtant sans relâche, supportant le fardeau écrasant de la relique. Il ne semblait même plus conscient. Tout son esprit était concentré sur ses jambes déchirées. Il n'entendait plus rien, ne voyait ni ne sentait plus rien. La notion de vie et de mort avait disparue, il ne pensait même plus au voyage de retour. Seul comptait l'objectif final. Il devait marcher le plus possible jusqu'à ce que son corps et son esprit ne s’effondre afin d'épargner Asakibala du lourd fardeau. Avec le recul peut être aurait il pu regretter d'avoir entraîné un si jeune garçon dans cette folie.
Bien que le jour fusse levé depuis quelques heures, il faisait si noir à cause du blizzard que le temps semblait s'être arrêté. Brusquement, le corps de vieil érudit s'effondra lourdement au sol, vaincu par la montagne. Asakibala hurla son nom qui fût englouti dans la tempête et se précipita aussi vite que ses petites jambes épuisées le purent. Naropa n'était pas mort. Il continuait de tenter d'avancer, rampant la tête dans la neige et en s'accrochant à l'espoir d'atteindre Jamir. Sa volonté était plus forte que son corps usé et le jeune garçon essaya tant bien que mal de l'aider à se relever, sans succès. Après quelques centimètres de plus vers le sommet, le vieil homme capitula, laissant son esprit sombrer vers l'inconscience.

«Continue Asakibala....Jamir.....proche..... »

Toute la fatigue accumulée disparue en un instant dans l'esprit du petit garçon, remplacé par une peur terrible, profonde et encore plus glaciale que n'importe quelle tempête de neige. La peur de voir son mentor mourir. Tous les enseignements qu'il avait reçu avaient été balayés en une fraction de seconde lorsque Naropa sombra. La lumière qui s'était éteinte plusieurs heures auparavant se raviva soudainement, et le jeune aveugle sentit une puissance brute l'envahir. Cette force soudaine lui permit d'attraper le corps inerte de son compagnon et de le transporter sur ses petites épaules. L'univers qui tourbillonnait en lui avec une force incroyable s’estompa cependant peu à peu à mesure qu'il marchait jusqu'à ce qu'il tombe à terre sur un sol dur et rocailleux. Il ne sentait plus rien. Le froid, le vent, tout s'était arrêté. Sous ses mains il sentait un sol de roche tiède. L'air emplissait ses poumons comme si ils n'avaient jamais atteint les 8000 mètres de hauteur. Mieux, il entendait le léger bruissement caractéristique des feuilles qui ondulent au grès du vent. C'était comme si il avait pénétré dans un lieu différent, coupé de la tempête quelques mètres en amont, affranchis des lois de la nature. À dessus de lui il sentit Naropa bouger faiblement.

« Alors....c'est ça...Jamir, haleta t il faiblement, tu l'as fait Asakibala.....nous y sommes enfin.... »

Le garçon ne répondit rien. Une partie de ses forces lui revenaient peu à peu pourtant quelque chose clochait encore.

« Là bas, vers la droite, indiqua Naropa en se relevant péniblement, il y a un petit temple. Aide moi je n'arrive presque plus à marcher. »

« Non, répondit fermement Asakibala, il faut aller tout droit. Il n'y a rien à droite. »

« De quoi parles tu ? En face c'est un ravin. Je le vois très clairement ! »

« Je le sens Naropa, il faut aller en face, affirma une nouvelle fois le garçon, un jour tu m'as rapporté un propos du Bouddha Shakyamuni qui disait que l'homme atteint de cataracte croit voir des mouches volantes mais que ces mouches n'étaient que des fictions. Je suis sûr que ce temple que tu vois en es une. Je ne ressens que du vide par là bas. L'air s'engouffre dans quelque chose de profond. »

Le vieillard acquiesça. Il faisait une confiance absolue en son jeune protégé et savait que son don de perception lui permettait de détecter des phénomènes hors du domaine de compréhension des simples mortels. Naropa avait l'impression de rêver, il se voyait marcher dans le vide, au dessus d'un gouffre tapissé de stalagmites tranchantes jusqu'à se que l'illusion se brise tout à coup. Ils étaient tous deux sur un petit pont étroit menant à une vallée surplombée par une vielle tour blanche. Asakibala avait eu raison, si ils s'étaient dirigés vers la droite ils auraient connu le sort des squelettes embrochés plus bas. Chaque pas était de plus en plus douloureux et il n'était pas persuadé de pouvoir faire le voyage de retour. La boite avait guidée l'enfant ici et il avait accomplit son devoir en l'accompagnant jusqu'à Jamir. Ses forces le quittait peu à peu, il le sentait.

Asakibala attends ! »«

Face à eux une vision de cauchemar. Un squelette revêtu d'une armure en morceaux se dressait sur leur route, une lance pointée vers la poitrine du garçon qui marchait en tête. Il vit son jeune protégé crisper ses petits poings et faire mine de vouloir attaquer le revenant. D'une manière où d'une autre il avait sentit la présence de cet être infernal.

« Je peux l'arrêter, les étoiles vont nous aider je le sais, affirma Asakibala, laisse moi faire Naropa. »

L'homme était à bout de force, il n'aurait rien pu faire contre le squelette en armure mais il ne pouvait laisser le petit aveugle faire face. Quel que fusse son pouvoir le petit était lui aussi à bout de force. Sans crier gare, le jeune garçon s'élança le poing en avant vers le gardien qui attendait sa victime tel un chasseur, sa pointe acérée prête à transpercer sa proie. Un craquement assourdissant retentit à l'impact, le jeune garçon s'était brisé la main contre la lourde cuirasse, incapable d'invoquer à nouveau son grand pouvoir. Hurlant le douleur le petit garçon tituba avant de tomber lourdement sur le sol. Puis le monstre leva lentement son bras, prêt à frapper sa proie vaincue.
Naropa écarquilla les yeux d'horreur, la mort allait frapper ce petit garçon qu'il avait recueillit quelques années plus tôt, mettant fin à un destin que le vieil homme savait incroyable. Même si la mort n'était que le commencement d'un périple plus vaste encore, l'heure n'était pas encore venue pour son protégé.

La douleur qui parcourait son corps était d'une rare violence. Il s'était habitué à l'engourdissement constant du froid et retrouvait cruellement la réalité. Son poing avait cédé comme de vulgaires brindilles contre l'armure de la présence néfaste qui leur bloquait le chemin. À l'impact, il avait pu sentir chacun de ses os se comprimer contre le mur d'acier avant d'éclater par le retour de l'onde de choc. Ses jointures s'étaient disloquées, sa peau s'était ouverte laissant un flot de sang jaillir alors que ses nerfs en feu hurlaient en propageant la douleur qui l'envoya valser sur le sol dur de Jamir. Au moment de la charge il avait cru pouvoir déployer le pouvoir des étoiles et ainsi de terrasser leur ennemi et il en payait le prix. À cause de sa suffisance il allait provoquer leur mort à tous les deux alors qu'il aurait pu simplement donner la boite à cet être et rebrousser chemin. Mais alors qu'il entendait le sifflement de la lance ce rapprocher, un bruit de métal assourdissant retentit dans son dos avant qu'un liquide chaud ne se répande sur son visage.

« ASSEZ ! Tonna une voix alors qu'un puissant éclair de lumière venait annihiler le gardien. »


Alors que le corps osseux du chevalier défunt disparaissait dans une poussière grisâtre, l'homme qui venait d'apparaitre vit devant lui un spectacle désolant. Un vieil homme le regardait sans vraiment le voir, l'épaule transpercée par une lance tandis qu'un petit garçon au visage maculé de sang affichait une expression d'horreur en comprenant que cet homme s'était jeté devant lui pour le protéger. Plus troublant encore, les deux voyageurs avaient en possession un objet qu'il pensait disparu à jamais.
Vif comme l'éclair, Hakurei de l'Autel se précipita aux côté du vieil homme blessé pour lui retirer la lance qui criblait son épaule. D'un bras il soutint l'homme meurtrit avant d'attraper de l'autre comme s'il s'agissait d'un oreiller la lourde boite en or qui s'était défaite de son écrin d'osier.

« Aide moi à le porter de l'autre côté petit, ordonna t il à Asakibala, vite ! »

Le petit qui avait à présent les larmes aux yeux s'exécuta avec diligence, oubliant ses propres blessure et aida le mystérieux homme aux étoiles à porter son mentor à l'intérieur de la fameuse tour d'ivoire qui surplombait la vallée. L'homme se révéla être extrêmement habile avec des bandages et pansa rapidement la plaie de Naropa qui avait perdu conscience avant d'atteler la main de petit garçon qui eut droit à un thé amer mais chaud ainsi qu'à quelques biscuits secs.
Naropa fût placé devant l'âtre d'un feu tandis que les deux autres veillaient sur lui assis sur un petit banc en bois blanc.
Les minutes passèrent sans que personne ne prononce mot. Le maître des lieux semblait plongé dans ses pensées et ne cessait de poser son regard sur le garçon et la relique d'or. Malgré sont état, Asakibala sentait le trouble chez l'homme mais ne s'en souciait guère. Il ressentait en lui une profonde culpabilité ainsi qu'un épuisement tant physique que psychologique. L'étrange odeur que dégageait se bois parfumé en brulant le réconfortait quelque peu mais il ne pouvait s'empêcher de penser à Naropa qui avait voulu sacrifier sa vie pour lui.

« Tu es ici à Jamir petit, commença calmement Hakurei d'une voix douce, c'est un lieu sacré où les artefacts comme celui que tu as là sont réparés. Sais tu ce qu'est cette boite ? »

Devant le mutisme du jeune garçon, le vieux sage de Jamir poursuivit. Il lui expliqua pendant de longues minutes ce qu'étaient les étoiles qu'il ressentait au fond de lui. Ce phénomène s’appelait « cosmos » et il était en réalité la manifestation de la création de l'univers. L'homme prétendait avoir ressentit depuis quelques temps un cosmos très puissant qui devait être le sien ainsi qu'un autre qu'il croyait disparu depuis des décennies. Ce que Naropa avait trouvé naguère était en réalité une armure comme celle qu'avait revêtu le squelette conçue pour protéger des êtres exceptionnels appelés chevaliers d'Athéna. Selon lui, cette armure avait disparue il y avait près de deux siècles à la fin d'une grande bataille entre les forces du bien et du mal. Cet artefact était une armure supérieure appartenant aux douze signes primordiaux et qui avait réagit à son cosmos et l'avait poussé à l'amener ici. Le vieil homme, puisqu'il était très vieux, lui avait révélé que peu d'élus avaient ce privilège d'être choisit par une des grandes armures d'or. Sa présence n'était pas un hasard et sa destiné serait celle d'être le protecteur de la justice et de la paix au nom d'une divinité païenne d'un lointain pays nommée Athéna.

« Malheureusement cette armure est brisée, soupira Hakurei, elle presque utilisée ces dernières forces pour te guider jusqu'ici. Pour la réparer il me faudrait une énorme quantité de sang que je n'ai pas à disposition. Cette armure de la Vierge t'avait peut être choisie mais le destin en a décidé autrement. Je peux te ramener au monastère de Key ou alors te former pour être un chevalier. Peut être ne seras tu pas d'or mais tu pourrais servir la grande justice. »

« Attendez.....prenez mon sang, souffla péniblement Naropa, j'ai entendu ce que vous avez dit...je savais que tu avais un grand destin....je le savais....je vous en prie, prenez mon sang. »

Le vieux moine qui avait accomplit un exploit hors de porté de la majorité des humains regardait à présent Hakurei d'un air presque suppliant. Le maître de Jamir plongea son regard azur droit dans les prunelles usées du vieil homme et pu y voir une flamme brulante de détermination. Cet homme avait déjà outrepassé ses limites et voulait encore servir à ce garçon qu'il regardait avec plein de tendresse. Dans un autre temps, il aurait fait un excellent chevalier.

« Naropa non ! S'écria Asakibala, non ! Ca va te tuer ! C'est ma faute si tu es dans cet état, tu n'as pas le droit de faire ça ! »

« Calme toi, sourit le moine, la mort n'est que le commencement vers quelque chose de plus vaste ! De plus tu n'es responsable de rien. Le destin ne peut être changé. Tu as encore bien du chemin à faire avant d'atteindre l'Illumination mais ce chemin tu dois le poursuivre. Tu as la possibilité de faire la volonté du seigneur qui observe et de combattre le mal. Tu peux assurer l'équilibre et protéger de nombreuses vies. Si par ma vie je peux te guider une dernière fois vers ton destin alors je le ferai avec joie. »

« Je refuse ! »

« Ne sois pas si entêté. De plus....je vais mourir bientôt n'est ce pas ? Demanda t il au chevalier. »

« Oui....vous avez dépassé vos limites. Votre corps n'a pas pu supporter tant d'épreuves et il commence déjà à cesser de fonctionner. De plus, la blessure que vous avez reçu vous a fait perdre beaucoup de sang et vous seriez de toute façon atteint d'une grave anémie. Je suis navré. »

« Ne le soyez pas. Vous l'avez sauvé. Si je peux être utile une dernière fois alors veuillez utiliser mon sang, ordonna Naropa dont le visage perdait à vue d’œil des couleurs, mais faites vite je vous en prie. »

Asakibala tenta de protester en vain. Il sentit la vie quitter le corps de son vieux mentor alors qu'il versait son sang en offrande sur l'armure d'or de la Vierge qui se vit renaître grâce au sacrifice d'un homme ordinaire. Le jeune garçon ne retint pas ses larmes alors que le chevalier de l'Autel reposait précieusement son corps sans vie sur le petit lit. L'armure émettait un étrange cosmos plaintif et une goûte de sang se forma au coin de l’œil du masque de la jeune fille avant de rouler sur sa joue d'or.

« Souviens toi de cet homme toute ta vie petit comme le représentant de ce que l'humanité a de mieux à offrir. Grâce à lui la Vierge fait à nouveau partie du zodiaque d'or. Cependant il lui manque encore un porteur. Je peux t’amener en Grèce et te confier à mon frère le Pope qui te formera. Depuis les temps mythologique la constellation de la Vierge est au service du Pope et l'aide à prendre des décisions. C'est une tâche difficile qui nécessite une grande sagesse et un cœur pur. Je sens en toi ces deux qualités. Que décides tu ? »

Le monde du petit garçon s'était écroulé en quelques heures cependant malgré la douleur de la mort d'un être si cher à ses yeux, il se sentait plus adulte, plus sage, et plus serein aussi. De savoir que ce pouvoir aidait les gens et protégeait l'équilibre universel l'avait rassuré. Avalokiteshvara l'avait guidé sur cette voie. Grâce à cela il pourrait atteindre l'illumination et préserver la balance universelle. C'est ce que Naropa avait voulu et c'était son devoir.

« J'accepte. Je dois protéger la paix, le seigneur qui observe me l'a dit en songe. Et puis....je veux savoir quelle est la Vérité en ce monde. Il y a plein de questions auxquelles je dois trouver des réponses. Peut être que ce cosmos pourra m'y aider. »

« Bien....quel est ton nom ? »

« Asa.....non....Asmita** »

« Asmita....un long chemin parsemé d’embûche d'attend....soit digne de représenter cette armure, elle t'a choisie. Tu n'as pas encore apprit à contrôler la puissance nécessaire pour la revêtir mais cela ne tardera pas. N'oublie jamais que les chevaliers d'Athéna combattent au nom de la paix et de la Justice sur Terre. Tu auras à affronter jusqu'aux dieux pour faire régner cet équilibre. »





*Il s'agit ici du continent perdu de Mü !
**Asmita est un mot sanskrit présent dans les textes Bouddhique signifiant l'ego, le sentiment de moi. C'est une des barrière qu'il faut vaincre pour atteindre l’Éveil !




Vous l'aurez comprit (ou pas) Asmita s'est totalement planté quant au message du bodhisattva qui l'incitait à ne pas rejoindre de camps ! En effet si jusque là aucun des deux camps n'a vraiment gagné (Hadès repoussé, saint morts en contrepartie) la victoire définitive de l'un des deux camps créera un déséquilibre qui va fracturer l'univers !
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Asmita chevalier d'or de la Vierge( sa ne vient pas de wiki )

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