AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Soit le bienvenue chez les Saints Invité
Le forum a changé de thème ! J'espère qu'il vous plait ! ^_^
Nous recrutons ! Tentez votre chance chez les Saints !
Amusez-vous bien sur notre forum et n'hésitez pas à participer ! Tout le monde y est invité !

Partagez| .

Kappa , chevalier d'Or du Verseau.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: Kappa , chevalier d'Or du Verseau. Sam 16 Mar - 17:34

Description:
Du haut de son mètre soixante dix huit, Kappa est un jeune homme de taille moyenne. Cependant, il en impose par sa présence : ses larges épaules, ainsi que ses yeux bleus profonds et pénétrants inspirent une certaine présence à son entourage. Ses courts cheveux châtains, dont une mèche rebelle lui tombe toujours sur l'œil gauche lui donnent un air quelque peu mystérieux. En apparence, le cosmos qu'il dégage semble extrêmement apaisé, et calme. Mais tout ceci n'est qu'une façade pour dissimuler le passé sombre qui torture son âme.

Il possède une personnalité complexe : il est de nature calme et docile, toujours enclin à rendre service. Sa gentillesse n'a d'égale que sa fidélité envers Athéna à qui il est totalement dévoué. Le courage et l'honneur sont les vertus en lesquelles il croit. Mais parfois, une certaine dureté transparaît, de façon très furtive, certes, mais bien réelle. Il est souvent exigeant envers les jeunes recrues qu'il entraîne, et pourtant, il peut également se montrer par trop laxiste.

Cependant, lorsqu'un combat se présente, et si son adversaire parvient à le mettre au pied du mur en faisant éclater sa colère, Kappa peut devenir incontrôlable et son cosmos peut s'intensifier de façon inquiétante. Sa colère est d'ailleurs sa meilleure arme, mais c'est également la plus dangereuse, et pas seulement pour ses ennemis. C'est un jeune homme très renfermé, bien que ceci se soit amélioré depuis son entrée au service d'Athéna. Beaucoup pensent que cette personnalité torturée remonte à son enfance, mais peu connaissent sa véritable histoire...

Histoire:
Chapitre I : Une profonde blessure


Ma petite enfance est pour moi l'un des souvenirs les plus terrifiants que j'aie en mémoire. Jusqu'à mes sept ans, ce sont pourtant les seules années où j'ai pu profiter de mes parents. Nous habitions dans le sud de la france, dans une petite ferme à l'extérieur d'une petite ville. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette vie là, mais j'ai encore des impressions de douceur et de chaleur. Mon frère jumeau et moi étions inséparables : toujours à jouer ensemble. Pourtant, si nous nous ressemblions trait pour trait, nos caractères étaient très différents. J'étais très calme, et peu aventurier, alors que Katha, lui, était toujours enclin à partir visiter les immenses champs de la ferme. Et il avait un caractère bien trempé, un tantinet colérique. Un casse cou en somme. Mais tout ça parait remonter à une éternité aujourd'hui. Une froide nuit de décembre, nos vies basculèrent...

Le soleil se couchait déjà, et Katha et moi rentrions en courant à la maison. Il était tard, nous savions que nous serions grondés pour être une fois de plus restés jouer dehors trop longtemps. Mais alors que nous approchions de la maison, nous nous immobilisâmes devant la porte d'entrée. Un cri puissant me glaça le sang d'effroi. C'était la voix de ma mère.

- Ne la touchez pas ! hurla mon père d'une voix si forte qu'on pouvait l'entendre parfaitement malgré que nous soyons dehors.
Brusquement, la porte fut éventrée et notre père atterrit dans une flaque de boue devant nous, couvert de sang.
Quatre hommes aux allures sombres sortirent de la ferme, un regard mauvais sur le visage. Le plus grand d'entre eux, leur leader, était immense, deux mètres, peut être plus. De longs cheveux noirs, et un corps musclé et couvert de cicatrices. Ses yeux sombres se posèrent sur mon frère et moi, et il se tourna vers ses hommes :

- Tuez ces deux là... Puis récupérez tous les objets de valeur que vous trouverez et brûlez tout.
Je fus pétrifié par la terreur. Mais Katha réagit immédiatement :
- Cours ! Vite !

Nous nous mîmes à courir à perdre haleine pour échapper à nos poursuivants. Mais nos petites jambes ne nous portèrent pas bien loin. L'un de nos poursuivants me rattrapa et me percuta, me faisant m'étaler de tout mon long. Katha fut rattrapé à son tour, et son assaillant dégaina une dague qu'il enfonça avec une violence inouïe dans le dos de mon frère après l'avoir plaqué au sol à son tour. Celui étouffa un cri de douleur avant de mourir dans une mare de son propre sang.

J'étais horrifié par une telle vision, et mes membres refusaient de m'obéir. J'assistais impuissant au meurtre de toute ma famille, et bientôt, ce serait mon tour... Un des bandits m'attrapa par la gorge et me souleva à bouts de bras en plaisantant méchamment avec ses compagnons. Des larmes coulaient le long de mes joues, et j'attendais à présent qu'il daigne bien me donner le coup de grâce.

- Adieu, petit, me dit il simplement avant de me lancer avec toute sa force contre un rocher. Le choc fut d'une violence insensée : j'eus l'impression que mon crâne éclatait. Une mare de sang jaillit de la blessure, et je perdis connaissance...

Je me réveillai après une durée indéterminée. Ma tête semblait deux fois trop petite pour mon crâne qui me lançait, et me provoquait des vertiges. Chacun de ces vertiges donnait lieu à des nausées qui aboutirent à des vomissements. J'étais au plus mal. Une odeur de bois brûlé emplissait les lieux. Je mis une éternité pour me mettre debout. J'observai un moment le cadavre de mon frère, incapable de le toucher afin de vérifier s'il était bien mort. Je finis par me diriger lentement vers la ferme, dont il ne restait à présent que des ruines calcinées. J'approchai lentement du cadavre battu à mort de mon père, et tombai à genoux, incapable de faire un pas de plus. Après quoi je perdis à nouveau connaissance.

Ce n'est que plusieurs semaines plus tard que je me suis réveillé. J'étais allongé dans un lit, avec une affreuse migraine. Mais contre toute attente, je semblais vivant. Mes souvenirs de ce moment là ne sont pas très clairs.

Quand je tentai de me redresser tout doucement, mes blessures se rappelèrent à mon bon souvenir et me firent rallonger. Je pris soudain quelques minutes pour balayer du regard la salle où je me trouvais : je ne connaissais pas cet endroit, j'avais dû y être amené pendant mon coma. Il s'agissait d'une petite maison en pierre assez rustique, qui faisait clairement penser au style grec ancien.

C'est alors qu'un homme du nom de Naios entra dans la pièce. Il devait avoir plus de quarante ans, et il avait un visage très souriant. Pourtant, lorsqu'il se posa sur moi, c'est uniquement de l'inquiétude que je pus lire dans ses yeux. Il m'expliqua qu'il m'avait trouvé par hasard en sillonnant les routes lors d'une mission confiée par le grand pope, et qu'il m'avait trouvé entre la vie et la mort. Comprenant que j'étais le seul survivant de ma famille, il entreprit de me ramener au sanctuaire. Il m'offrit alors un choix : devenir son élève dans l'espoir que je sois un jour fait chevalier de bronze, ou bien m'aider à trouver une nouvelle famille.

Probablement poussé par ma colère, et ma tristesse, je n'ai pas hésité une seule seconde et j'ai accepté de débuter l'entrainement de chevalier. Cependant, je cachai soigneusement ma haine, et les véritables raisons me poussant à accepter. Suite à ma décision, Naios me dit rapidement qu'il ne fallait pas perdre de temps, et dès que je fus remis, il me proposa d'entamer mon entraînement. C'était une nouvelle vie qui s'offrait à moi.

[b]Chapitre II : Vers l'armure de la couronne boréale


Les premiers temps furent extrêmement éprouvants. Le chagrin, mais plus que tout, le traumatisme, provoqués par le spectacle horrifiant auquel j'avais assisté m'avait plongé dans un Etat second qui dura plusieurs semaines. J'étais plus ou moins muet, détaché de tout, comme réfugié dans un univers imaginaire, et dès que Naios faisait un geste brusque, j'étais terrifié et je me recroquevillai dans un coin de ma chambre, duquel il mettait plusieurs dizaines de minutes à m'extirper en me calmant, en me parlant doucement. En quelques semaines mon état de choc disparut et laissa la place à des cauchemars, qui me hantent encore parfois aujourd'hui. Mais j'étais enfin prêt à démarrer l'entraînement.

Les années qui suivirent passèrent assez vite : remplies par l'entraînement à plein temps prodigués par Naios, les journées s'enchaînaient à une vitesse effrénée, si bien que l'on avait jamais le temps de s'ennuyer. Jamais je n'aurais pensé que cette formation à devenir chevalier soit aussi difficile. Entre les cours afin de développer nos esprits critiques, et les entraînements incessants dans le but d'acquérir " la force des chevaliers ", chaque jour était plus éprouvant que le précédent. Mais je dois bien reconnaître que, contre toute attente, cela m'occupait l'esprit et m'empêchait de penser à autre chose.

L'entraînement des premières années était très générique, acquérir une certaine capacité de concentration, ainsi qu'une certaine force destructrice, sans oublier un peu de sagesse, qui devait être acquise grâce aux cours. Mais lorsque j'arrivais dans ma onzième année, Naios me dit qu'il allait être temps pour moi de m'orienter vers une armure de bronze, afin de perfectionner l'entraînement selon l'armure choisie.

Cette année là, les températures furent extrêmes, aussi bien l'été que l'hiver. Il fit une chaleur écrasante l'été, et l'hiver fut d'un froid polaire. Or, un après midi de novembre de cette même année, alors que j'étais assis sur les marches du temple du verseau avec Eldérion, un ami qui s'entraînait régulièrement avec moi, celui ci se tourna vers moi en grelottant :

- Bon sang, j'ai vraiment froid Kappa, rentrons, dit il en claquant des dents et en se levant.

- Tu es sûr ? lui dis je avec regret.

Bizarrement, le froid avait un effet agréable sur ma peau, et le vent glacial qui soufflait ce jour là me tranquillisait.

- Comment tu fais pour ne pas avoir froid ?! On gèle ici ! se plaignit à nouveau mon camarade.
- Bon, très bien, rentrons, finis-je par abandonner en me levant à mon tour.

Soudain, derrière nous, une voix nous interrompit :

- Attendez les enfants ! dit la voix qui venait de l'intérieur du temple du Verseau.

Nous nous immobilisâmes, surpris. A ce moment là, Fawn, le chevalier d'Or du Verseau surgit en souriant. Il nous observa quelques secondes, puis voyant qu'Eldérion tremblait de froid, il se désintéressa de lui, et lui dit :

- Tu peux y aller. Toi, en revanche, dit il en se tournant vers moi, quel est ton prénom, mon garçon ?
- Kappa, répondis-je, intimidé par le chevalier d'Or.
- Et qui est ton mentor ?
- Naios.
- Intéressant, dit il simplement. Nous risquons de nous revoir dans un avenir proche, ajouta t'il d'un air mystérieux.
- Ah bon ? répondis-je poussé par ma curiosité, et ne comprenant rien à ce qu'il me disait.
- Oui, ajouta Fawn simplement. Allez file, à présent. Naios va s'inquiéter.

Dans les mois qui suivirent, ces paroles me hantèrent souvent. Pourquoi un chevalier d'Or m'avait il dit une chose pareille, comme ça, d'un coup, à moi, qui ne suis même pas encore un chevalier. Je finis par oublier quelque peu cette histoire jusq'au mois d'avril, où un matin, quelques élèves de mon âge et moi nous entraînions.

Ce matin là, je fus confronté à Arkin, une sorte de rival que je ne supportais pas, et qui adorait me provoquer. Il était déjà orienté vers l'armure du chevalier de l'Ours à cette époque, c'est donc de ses bras qu'il me fallait me méfier.
Après quelques banalités et autres provocations verbales auxquelles nous étions tous deux habitués, le combat s'engagea. J'avais un avantage de vitesse, mais rapidement, le combat tourna à l'avantage d'Arkin lorsqu'il m'attrapa par le cou et me souleva de terre. Il commença alors à m'étrangler, et à me provoquer verbalement.

- Comment un insecte comme toi peut il se croire capable d'abattre un adversaire comme moi ?! Ne fais pas rire ! hurla t'il en resserrant davantage son étreinte.
- Ca suffit ! Intervint Naios qui assistait à l’entrainement.
- Non ! articulai-je suffisamment fort pour que tout le monde entende.
- Ah ah ah ! reprit Arkin. Tu penses encore avoir une chance ?! Tes parents auraient vraiment honte de toi ! Oh mais c'est vrai, tu n'en as pas ?! Ils sont morts ! hurla t'il en se délectant.

Une colère sans précédent m'envahit soudain de manière fulgurante, et brusquement, la température autour de nous se refroidit, à tel point que nous pouvions voir nos propres souffles. Je posai mes mains sur les deux avant bras d'Arkin et concentrai tout mon cosmos dans mes mains. Immédiatement, une couche de glace entoura les bras d'Arkin qui se tordit de douleur après m'avoir relâché. Je me relevai tout doucement, le souffle court, toujours dans une rage folle contre mon adversaire.

- Je t'interdis de parler de ma famille !! C'est compris ?!

Puis, concentrant toute ma force dans ma main droite, je le frappai au visage. Le coup fut d'une violence inouïe, et projeta mon adversaire contre une colonne, avant de le faire retomber à terre inconscient, le visage à moitié couvert de glace.

- Et maintenant, le coup de grâce !
- Kappa ! cria soudain Naios d'une voix autoritaire. Ça suffit. Le combat est terminé...

Rapidement, je repris mes esprits et la colère se dissipa. Je me rendis soudain compte que j'avais sérieusement blessé Arkin au visage. Je me précipitai vers lui et l'aidai à se relever.

- Pardonnes moi, j'y suis allé un peu fort, dis-je en rougissant.
- Tu... Tu as une force incroyable quand tu veux, répondit il en me souriant.

Quelques instants plus tard, je quittai la surface d'entrainement avec Naios.

- Pourquoi de la glace est elle apparue quand je me suis mis en colère ?! Aides moi, je ne comprends rien ! insistai-je, paniqué.
- Ne t'inquiètes pas, cela veut seulement dire que nous avons enfin trouvé l'armure qui te conviendrait le mieux, dit il en souriant.
- Vraiment ?! répondis-je, surpris.
- Oui. Dans quatorze mois à peine, le tournoi pour l'obtention de l'armure de la couronne boréale aura lieu, et tu seras à ce tournoi. Et tu sais quoi ? ajouta t'il en se tournant vers moi, je suis certain que tu vas le remporter.

Chapitre III : Le tournoi pour l'armure de Bronze


Il faisait une chaleur torride en ce mois de juin. Le jour pour lequel je m'entraînais chaque jour avec plus d'acharnement était enfin arrivé. La foule se pressait au grand amphithéâtre où ont lieu les combats dits officiels. La plupart des chevaliers de bronze et d'argent y assistaient. Seuls, les chevaliers d'Or, investis de missions importantes aux quatre coins du globe n'étaient pas tous au rendez-vous. Cependant, poussés par la curiosité, ceux qui le pouvaient assistaient aux combats afin de découvrir les nouvelles recrues qui deviendraient bientôt leurs frères et sœurs d'armes.
Finalement, Naios et moi arrivâmes au pied du tableau indiquant mes adversaires : le tournoi se jouerait en trois matches. Et mon premier serait face à un dénommé Alberto, un espagnol que je n'avais jamais rencontré.

Les premiers combats débutèrent à une vitesse effrénée, et les premiers qualifiés furent connus. Une certaine Matria, ainsi que deux autres. C'était à présent mon tour.
Je me rendis d'un pas nerveux sur la surface de combat. " Souviens toi de ce que tu as appris, et tout ira bien " m'avait dit Naios avant le combat. Plus facile à dire qu'à faire...
Finalement, je fis un pas de plus et je me trouvai face à mon adversaire, qui ne semblait nullement impressionné. Je pris une posture de combat, et le silence se fit dans l'arène.

- Combattez ! nous dit le grand pope qui assistait au combat.

Aussitôt, Alberto prit une posture spéciale, et de ses doigts jaillirent des lames de glace qui étaient lancées vers moi à pleine vitesse. Sans me démonter, je me concentrai au maximum, et abaissai la température de mon corps, ainsi que tout autour de moi. Les lames glacées réagirent exactement comme je le souhaitais, et m'évitèrent volontairement.

- Qu'est ce que... laissa échapper Alberto, abasourdi.

Du haut de l'arène, Naios et Fawn observaient le combat avec attention :
- Ces combats sont intéressants, lança le chevalier d'Or. Ils se joueront à "qui maîtrise le mieux la glace".
- Oui, en effet, acquiesça Naios en observant avec la plus grande attention.


- A mon tour, dis-je à mon adversaire en lui jetant un regard de défi.
Celui ci prit une posture défensive, mais trop tard. Une vague de froid s'abattit sur toute l'arène, et Alberto lui même se mit à trembler à cause du froid.
- Que l'aurore boréale refroidisse tes ardeurs ! hurlai-je avant de lancer une vague de froid qui percuta mon adversaire de plein fouet. Celui ci s'écrasa contre une colonne, et tomba à terre, inconscient.

Instantanément, je rabaissai mon cosmos, et la température remonta autour de nous. Tout le monde applaudit et je sortis de l'arène.

- C'est du bon boulot ! me dit Naios avec entrain lorsque je le rejoins quelques secondes plus tard.
- Joli travail mon garçon, ajouta Fawn en posant sa main sur mon épaule.
- Merci, répondis-je timidement.

- Je crois qu'il voit en toi un certain potentiel, me dit Naios en parlant du chevalier du Verseau tandis que celui ci s'éloignait.

Le tournoi se poursuivit, et Matria élimina son second adversaire avec une facilité déconcertante. Elle était qualifiée pour la finale. Je ne me souviens même plus du nom de mon deuxième opposant, mais je sais que le pauvre garçon n'a pas duré longtemps. Je me qualifiai sans la moindre difficulté pour la finale à mon tour. Puis, une pause d'environ une heure fut observée pour que Matria et moi puissions récupérer, afin de donner notre maximum lors du combat final, un combat digne de l'armure que nous convoitions tant.

Enfin, le temps fut venu et nous rejoignîmes tous deux le centre de l'arène, à la rencontre de nos destins respectifs.
Son masque blanc cassé ne reflétait aucune émotion, et seule sa chevelure blonde me donnait des indices sur son origine. Tout le monde parlait de ses capacités de combat, et elle était la favorite du tournoi. Et c'est en me tenant face à elle dans cette arène que je compris pourquoi : sa présence seule suffisait à dissuader toute tentative de défense.
Brusquement, je me ressaisis, il était hors de question que j'abandonne si près du but.

- Combattez ! hurla soudain le grand pope.

Mais aucun de nous ne bougea d'un centimètre, jaugeant l'autre à la recherche de la moindre faiblesse. Tout à coup, et d'un geste rapide et précis, Matria posa les mains au sol, et je sentis son cosmos s'intensifier. Je n'eus que le temps de sauter sur le côté : une stalagmite avait jailli du sol et m'avait égratigné la jambe gauche. Immédiatement après que j'ai atterri, je sautai à nouveau pour en esquiver une autre, puis une autre et encore une autre. Jusqu'à ce que finalement, Matria ne se redresse.

Je profitai de cet instant précis pour intensifier mon propre cosmos, et m'écriai soudain :
- A mon tour, à présent ! Par l'aurore boréale !

Et le souffle glacial destructeur se dirigea vers elle. Mais contre toute attente, Matria croisa les bras en signe de défense, et lorsque le froid se dispersa, elle apparut, sans la moindre égratignure. Elle avait stoppé mon attaque.

- Bon, assez rigolé, dit elle soudain. Je vais mettre un terme à ce combat et récupérer l'armure qui me revient de droit.
Son cosmos s’intensifia soudain de manière drastique, et elle cria en tendant les bras vers moi :
- Par le cercueil de glace !!!
- Qu'est ce que... bredouillai-je.
Mais il était trop tard. Un immense cercueil de glace me recouvrait déjà...

- Et voilà le travail ! hurla Matria en faisant éclater sa joie. Bien sûr, ce cercueil n'est pas aussi solide que celui du seigneur Fawn, mais il l'est suffisamment pour m'assurer la victoire, ajouta t'elle.
Les gens se levèrent afin d'applaudir Matria, mais soudain Fawn hurla a l'intention de la jeune fille :
- Ce n'est pas encore terminé, Matria !
- Comment ?! répondit celle ci en faisant volte face vers le cercueil de glace.
Celui ci était en train de se fissurer petit à petit, et le cosmos de Kappa s'élevait de plus. Puis, quelques secondes plus tard, le cercueil vola en éclats, renversant par la même occasion la jeune fille à terre. Kappa se tenait à nouveau fièrement face à elle, qui n'en croyait pas ses yeux.

- Comment as tu... Comment as tu fait ?! balbutia t'elle avant de se lever.
- Simple... Il m'a suffi d'abaisser la température des molécules autour de moi encore plus que tu ne l'avais fait.

Dans une tentative désespérée, Matria leva les mains et hurla :
- Par la poussière de diamant !!

D'une seule, main, je stoppai l'attaque de froid. Toute l'arène était à présent gelée par nos cosmos respectifs.
- Bien, comme tu l'as dit plus tôt, finissons en... Que l'iceberg boréal te terrasse !

Une puissante boule de glace apparut et vint percuter Matria qui hurla de douleur avant de tomber à terre, inconsciente.
L'arène resta silencieuse quelques instants, puis la réalité me frappa : j'étais devenu un chevalier d'Athéna ! Le seul et unique chevalier de la couronne boréale. Je levai les bras vers le ciel, et laissai éclater ma joie.

Chapitre IV : Un nouveau chevalier


Plusieurs mois s'écoulèrent après ma nomination en tant que chevalier de bronze, jusqu'à ce qu'un beau matin d'hiver, je reçoive une nouvelle visite de Fawn, qui me rendait visite régulièrement depuis mon entrée au sein de l'ordre.

- Bonjour, Kappa. Je vois que tu t'entraînes toujours, dit il tandis que la zone m'entourant était entièrement gelée.
- Oui, toujours, répondis-je avec malice avant d'aller à sa rencontre. Qu'est ce qui vous amène ?
- Je viens te faire une offre, poursuivit il.
- Vraiment ? demandai-je, pris au dépourvu.
- Je voudrais que tu deviennes mon élève. S'il m'arrivait quelque chose, je suis sûr que tu aurais ce qu'il faut pour me remplacer en tant que chevalier du Verseau lorsque tu en auras l'âge. Mais pour cela, tu dois apprendre à maîtriser une chose essentielle pour être digne de porter cette armure.
- Quelle est cette chose ? l'encourageai-je à poursuivre, fasciné.
- Le zéro absolu, répondit il.

Il m'expliqua les fondements du zéro absolu, et me dit que le meilleur endroit pour apprendre à maîtriser une telle chose était le grand nord, là où le froid y est le plus intense.

- Il te faut donc entreprendre un voyage initiatique là bas si tu veux un jour faire partie des meilleurs, ajouta t'il finalement.
- C'est d'accord, répondis-je après quelques secondes de réflexion.

Naios accepta de m'accompagner dans ce voyage, ce qui me fit énormément plaisir. D'autant que lui ne supportait pas le froid aussi bien que moi. Je savais que ce serait beaucoup plus dur pour lui que pour moi.

Plusieurs mois passèrent, puis finalement plusieurs années, mais l'année de mes dix neuf ans, je maîtrisais enfin parfaitement le zéro absolu, une des techniques les plus ardues qui soient. Nous décidâmes donc de rentrer au sanctuaire, où nos amis nous accueillirent avec joie. Soudain, un messager vint à notre rencontre en courant :

- Le grand pope désire te voir, me dit il soudain.
- Entendu, répondis-je simplement, un peu surpris.

Le messager me conduisit dans le palais du grand pope, tout en haut de la colline, au delà des douze temples du zodiaque. La salle du trône était immense, et magnifique. Le grand pope m'attendait devant son trône.

- Bonjour, Kappa, me dit il. Laissez nous, ajouta t'il à l'intention des gardes.
Ceux ci se retirèrent en fermant les portes.

- Alors... reprit finalement le grand pope en faisant les cent pas. As- tu réussi à maîtriser le zéro absolu ?
- Oui, monseigneur, ça n'a pas été facile, mais grâce aux conseils avisés du chevalier du verseau, j'y suis parvenu.
- Ravi que mes conseils aient pu t'aider, dit soudain le grand pope en enlevant son casque qui dissimulait jusqu'alors son visage. C'était Fawn, lui même.

- Mais... Mais qu'est devenu l'ancien grand pope ?
- C'est une longue histoire... Mais ce n'est pas le sujet qui nous intéresse. Toujours est il que le poste de chevalier d'Or du verseau est à présent vaquant. Et je pense que tu pourrais être le prochain chevalier du Verseau.
- Monseigneur, c'est une offre inattendue. Mais je ne suis pas certain d'en avoir l'étoffe.
- Je dois d'abord vérifier que tu es capable de maitriser l'ultime technique du Verseau. C'est notre attaque la plus puissante, et elle passe par la connaissance du zéro absolu, c'est pourquoi je t'ai fait apprendre cette technique. Nous vérifierons à cette occasion si tu es digne de mon offre.

Nous passâmes l'après midi à apprendre et maîtriser cette technique, capable de dégager une puissance phénoménale. Finalement, le soir même, alors que j'étais épuisé, Fawn me dit :
- Ça suffira. Kappa, je suis content de toi. Et je pense sincèrement que mon ancienne armure sera entre de bonnes mains avec toi. C'est pourquoi je te demande de devenir le nouveau chevalier d'Or de la constellation du Verseau.

En silence, je m'agenouillai devant lui, et posai ma main droite sur mon coeur :
- Ce sera un honneur que de porter votre ancienne armure, monseigneur.
- Alors, lèves toi, et fais toi reconnaître, chevalier du Verseau. Désormais, tu appartiens à l'ordre le plus puissant de la chevalerie d'Athéna, et tu es dès à présent l'un des douze chevaliers d'Or !
Revenir en haut Aller en bas

Kappa , chevalier d'Or du Verseau.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Kilian, Chevalier d'or du Verseau
» Jet, chevalier d'or du Verseau, Gardien de la 11° maison.
» [Combat GS] Haiken du Dragon des Mers Vs Kappa du Verseau
» Un honorable chevalier
» invitation du roi au peuple et chevalier de la cour.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Centre ville :: Temple du role play-